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lundi 18 juillet 2011

Que c’est-il passé pendant le dernier mois?

Mon dernier message sur ce blog remonte à plus d’un mois. Pendant ce temps, la majorité de mes journées ont été consacrées à travailler sur un sondage en collaboration avec la station radio North Star. Les objectifs principaux de ce sondage étaient :
1.       Identifier les programmes et sujets radio préférés des fermiers
2.       Identifier les connaissances que les fermiers souhaitent acquérir concernant l’agriculture
3.       Évaluer les connaissances acquises via la radio
4.       Évaluer les bénéfices des « radio listeners clubs »
Radio listeners clubs : Les « radio listeners clubs » sont des groupes de fermiers qui se rassemblent autour d’une radio pour écouter et participer à certains programmes. La station North Star a fourni des téléphones cellulaires aux groupes, ce qui leur offre la possibilité d’appeler et parler en ondes pour poser des questions ou répondre à celles qui ont été posées par l’hôte du programme. North Star appelle aussi directement les groupes pour stimuler l’interaction.
L’équipe avec laquelle je travaillais pour aller sur le terrain et interroger les fermiers était composée de deux « field staffs » de l’équipe outreach d’ADVANCE et de deux assistants du gérant des programmes radio de North Star. Au total, nous avons visité huit villages différents et utilisé 150 questionnaires.
Nous avons aussi testé une technologie utilisant un crayon spécial. Ce crayon est équipé d’une caméra, qui grâce à un papier codé,  crée un document PDF qui est envoyé à un téléphone cellulaire ou un ordinateur via la technologie Bluetooth. Par la suite, un logiciel est en mesure de lire l’écriture manuscrite afin de traiter et d’analyser automatiquement les données. Dès que le dernier questionnaire est rempli, l’analyse est terminée. Même si l’utilisation de cette technologie permet de sauver du temps, je ne crois pas qu’elle devrait être réutilisée pour ce type de sondage. Je dis cela parce que :
1.       Le logiciel n’est pas en mesure de lire l’écriture de tous ceux qui l’utilise. Il faut par la suite déchiffrer  ce que le logiciel a lu.
2.       C’est une technologie coûteuse. Le crayon est d’une valeur de 550 $US et est loué pour 25 $US. Les feuilles sont au coût de 0,15$US et le frais reliés à l’analyse varie en fonction de la complexité de celle-ci et de la quantité de données. ADVANCE peut le payer, mais si la station radio veut reproduire un sondage similaire par elle-même elle ne pourra pas s’offrir ce luxe.
3.       L’analyse n’est pas effectuée par les principaux concernés. Les seuls à avoir accès au logiciel d’analyse sont les employés de Cubical Blu. Si nous voulons modifier quelque chose dans l’analyse, nous devons absolument passer par eux. De plus, les « field staffs » et le personnel de la station radio n’ont pas l’opportunité d’apprendre comment utiliser et traiter une base de données. Encore une fois ce sera très difficile pour eux si dans le futur ils veulent reproduire un tel sondage sans l’appui de Cubical Blu.
4.       Le temps sauvé par cette technologie n’est pas significatif. Nous avons rempli une vingtaine de questionnaires par sortie sur le terrain. Il aurait donc été possible d’entrer manuellement les données dans un base logiciel comme Excel entre chaque sortie. De plus des délais sont créés lorsque nous demandons une modification de l’analyse ou lorsque nous devons déchiffrer ce qui a été lu par le logiciel.
Nous avons aussi utilisé un autre type de support beaucoup moins technologique, des images. Les images ont été utilisées pour six questions qui demandaient aux fermiers de classifier des éléments. Les deux principaux avantages à utiliser un support visuels sont :
1.       Une interaction est créée avec la personne interrogée.  Lorsqu’il y a un traducteur, dans mon cas et le cas d’Edmund un « field staff » qui ne parle pas Dagbani, l’interaction est directe et le message ne peut pas être déformé par la traduction. De plus, la majorité des personnes semblaient beaucoup plus attentives a la fin de l’entrevue lorsqu’ils avaient vu les images et qu’ils avaient été appelées a les bouger pour les classer sur le sol.
2.       Un grande proportion des fermiers n’ont jamais été à l’école et ne savent donc pas lire. Lorsque nous énumérions à voix haute les éléments à classer, la majorité n’était pas en mesure de renommer tous les choix possibles par la suite. En utilisant les images, ils peuvent voir toutes les réponses possibles au même moment et les réponses recueillies sont donc plus exactes.
Pour se déplacer entre notre bureau et les différentes communautés, nous avons utilises les véhicules d’ADVANCE qui sont des gros 4X4 Toyota de l’année. C’est plutôt difficile de passer inaperçu à notre arrivée, en plus qu’il y a un blanc dans l’auto. Nous n’avions pas vraiment le choix de procéder ainsi car la majorité des villages n’étaient accessibles qu’en 4X4. Cependant, les comportements des fermiers ont certainement été influencés par ce symbole de pouvoir et d’argent. Certaines communautés nous racontaient tous leurs problèmes et nous faisaient part de ce qui selon eux pourraient les régler en espérant qu’on le donne ou l’apporte sans doute. Des personnes interrogées demandaient aussi si leurs réponses étaient bonnes. C’est un sondage, il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises réponses et il n’y a pas de prix au final pour celui qui donne le plus de bonnes réponses. Nous avons aussi reçu plusieurs cadeaux : des œufs, du coco (mixture de maïs et d’eau avec du sucre), des biscuits, des canettes de Malta (genre de Guinness très sucrée sans alcool) et même une chèvre!
Présentement, nous attendons les résultats de Cubical Blu et nous devrions refaire des modifications à l’analyse en début de semaine pour présenter les résultats à North Star vers la fin de la semaine. Dans le prochain mois, je travaillerai avec North Star afin d’utiliser les résultats du sondage pour améliorer les programmes, en particulier ceux traitant d’agriculture. Une grosse partie du travail sera d’inclure dans les programmes des personnes ressources compétentes et variées. Aussi, je continuerai à travailler avec l’équipe outreach d’ADVANCE afin de tenter d’en améliorer l’efficacité et la productivité. À l’automne, ADVANCE sera remplacé par FEED THE FUTURE, ce qui veut dire que toutes les ressources d’ADVANCE vont êtres déplacées  au NORD, ou je suis présentement, pour cibler la partie la moins développée du Ghana.

samedi 25 juin 2011

3 jours a Bolgatanga

Du 2 au 4 juin dernier, j'ai accompagne un agent de terrain de l'equipe Outreach d'ADVANCE avec laquelle je travaille a Bolgatanga pour 3 jours. Je revenais de ma semaine passee en village et j'avais quelques jours de libres avant de pouvoir rencontrer le team leader de l'equipe. L'objectif de ce petit voyage est de rencontrer differents acteurs afin de creer des liens qui vont permettrent d'ameliorer les programmes traitant d'agriculture a la radio.
Le premier jour nous partons de Tamale a 4h00 du matin pour avoir le temps de rencontrer le plus d'acteurs possible pendant la premiere journee. Cependant, une fois arrives a Bolga, nous courrons des credits de telephone a un endroit ou nous pourrons avoir un recu autrement Edmund ne pourra pas etre rembourse. Ensuite nous allons dans un cafe Internet pour modifier un document que nous devons presenter a une banque pendant la journee. Finalement on doit aller a la banque pour retirer de l'argent car Edmund a recu un cheque couvrant le budget du voyage la veille apres la fermeture des banques. Il doit donc retirer de l'argent dans son propre compte car il n'y a pas de banque qui puisse changer le cheque qu'il a a Bolga. Aurrions-nous pu faire tout ca avant et partir plus tard que 4h00 du matin?
La premiere rencontre est avec une banque rurale. Edmund explique une nouvelle technologie utilisant des SMS qui pourrait etre utilisee par la banque afin de faciliter la communication avec ses clients qui sont majoritairement des fermiers. C'est une rencontre tres informelle par rapport a ce a quoi je m'attendais. Edmund est en jeans avec un T-Shirt tout 'trempe" de sueur. Le gerant a de la difficulte a comprendre l'avantage qu'il y a a utiliser ce nouveau systeme SMS, et je dois avouer que meme moi j'ai de la difficulte a comprendre la proposition d'Edmund. Finalement la banque mentionne qu'elle n'est pas interessee puisqu'elle voit un autre probleme plus important, l'accessibilite au marche pour les producteurs de mais. Cette problematique touche davantage l'equipe "mais" d'ADVANCE. La rencontre termine un peu en queue de poisson.
Deuxiemement nous visitons un "nucleus farmer" qui est un fermier qui emploi d'autres fermiers. Le but de cette rencontre est de discuter avec Baba Kumasi la possibilite pour lui de commanditer un programme radio traitant d'agriculture. Ce que nous ignorions, c'est que quelques jours plus tot dans la communaute, un autobus a fait une collision frontale avec un remorqueur. Au total, une trentaine de morts et quelques personnes dans un etat critique a l'hopital. Il n'y a pas vraiment eu de rencontre.
Nous avons ensuite rencontrer le nouveau gerant de la station de radio A1. C'est une station qui n'a pas de programme sur l'agriculture, donc nous avons presente l'idee d'en creer une et de collaborer avec des commanditaires. Au final, le gerant etait tres interesse et il va regarder plus en details avec l'equipe Outreach les moyens a prendre afin de couvrir les couts operationels d'un tel programme.
Il y a aussi eu une rencontre avec un centre meteorologique afin de discuter la possibilite d'informer les agriculteurs sur les dates prevues de debut et de fin de la saison des pluies. Puis il y a eu une rencontre avec un vendeurs d'intrants et une autre station de radio. Ces trois dernieres rencontres m'ont fait realiser que:
1-Meme si un simple appel de quelques minutes aurait mene au meme resultat, prendre le temps de se deplacer pendant 1 heure pour une rencontre de 5 minutes sans resultats concrets semble important afin d'etablir une relation de confiance
2-Il n'y a pas vraiment de preparation pour les rencontre, ni de retour par la suite
3-Pour la majorite des rencontres, il est difficile de dire concretement ce qui a changer entre avant et apres la rencontre.
Par la suite nous revenons a Tamale. Il me reste Issahaku a rencontrer et il y a aussi Pius qui est dans l'equipe, mais il travaille a Wa qui est plutot loin de Tamale.


samedi 11 juin 2011

De l'eau pour le troupeau

Le troupeau de vaches/boeufs de Shelilanyili doit boire chaque jour, mais il y a un problème…Tel que je l’ai mentionné dans l’un de mes messages précédants, le troupeau s’abreuvait directement au forage par la passé. En pompant l’eau et en la laissant couler au sol, la pente oriente tout liquide dans un bassin dans lequel les animaux peuvent boire. L’ONG qui a construit les puits a dit que ce n’était pas hygiénique, donc ils ont arrêté de faire boire les animaux à cet endroit.
J’ai essayé de réfléchir à ce qui n’était pas hygiénique, mais j’ai toujours de la difficulté à comprendre. Les excréments des animaux qui vont contaminer la nappe? Il n’y a pas de latrine dans le village… Quelle est la différence?
Donc la communauté a 4 options en tête :
1-      Ne pas écouter l’ONG et continuer à faire boire les animaux au puits. Ça ne risque pas de se produire parce qu’ici on veut avoir le plus d’aide/projet de développement possible. « Si on n’écoute pas ceux qui financent les projets, ils ne viendront plus et nous voulons qu’ils nous aident… »
2-      Faire voyager le troupeau jusqu’à Karaga (environ 15km) chaque jour pour faire boire le troupeau dans une rivière. C’est ce qui se fait présentement. Les animaux pourront-ils supporter 30km de marche par jour?
3-      Il y a de cela des dizaines d’années, la communauté a creusé un lac artificiel le long d’une rivière (qui existe seulement pendant la saison des pluies) afin de d’accumuler l’eau pendant la saison des pluies pour ensuite pouvoir l’utiliser pendant la saison sèche. Avec le temps, la rivière a rempli le lac de sédiments et de fortes pluies ont modifié le trajet de la rivière. À présent elle passe à côté du lac. La communauté voudrait recreuser la rivière pour lui redonner son ancienne trajectoire et recreuser le lac pour pouvoir il accumuler l’eau. Mais combien de temps cela prendra-t-il avec que le lac soit à nouveau rempli de sédiments? Où avant que le trajet de la rivière ne rechange? L’eau pourra-t-elle vraiment rester dans le lac même avec toute l’évapotranspiration et l’infiltration? GEX (Génie des eaux) vous en pensez quoi?
4-      À Karaga, où le troupeau voyage présentement, la construction d’une digue assure la présence d’un réservoir d’eau à l’année. La communauté voudrait installer des tuyaux partant de Karaga jusqu’à Shelilanyili pour y apporter l’eau pour le troupeau. Combien coûterait ce projet? Qui assurera l’entretien? Est-ce plus hygiénique que le puit?
C’est le temps pour vos commentaires!

mercredi 8 juin 2011

À quoi ressemble une maison dans un village?

Voici le plan de la maison dans laquelle j'ai habité à Shelilanyili.

 Vue que j'avais en sortant de ma chambre le matin! Le premier matin à 6h00 il y avait plein de gens à ma porte pour venir me saluer.
Porte de gauche: chambre des enfants
Porte du centre: ma chambre
Porte de droite: chambre du LandLord
Entre la chambre des enfants et ma chambre il y a un petit espace qui sert de "douche". J'étais chanceux car j'avais une "douche dans ma chambre"(photo un peu plus loin)
Porte de gauche: cuisine
Porte de droite: chambre de la LandLady
En général la cuisine se fait sur le feu qui est dans la cour.
Porte de droite: salle de repos
Porte de gauche: poules!
La salle de repos est aussi un espace de rangement et un endroit où il y a vraiment beaucoup de mouches! On peut voir aussi la corde à linge qui part du toit de la salle de repos. À droite on voit un ensemble de roches qui servent en réalité à un ensemble de ronds de cuisson d'un poêle. Selon la taille du chaudron utilisé, différente pierres sont utilisées et le feu est fait entre les pierres qui sont fixes.


Voilà ma chambre avec une fenêtre!
On voit mon magnifique filet et derrière il y a la douche. En fait c'est que le sol a une inclinaison qui permet à l'eau de se diriger vers un trou dans le mur qui l'amène jusqu'à l'extérieure. Vais aussi vous décrire mon plafond qu'on ne voit pas. En fait il est exactement comme celui à l'extérieur, mais il a en plus des araignées de la taille d'une souris d'ordinateur et parlant de souris, et bien il y a aussi des souris. (les premiers jours j'entendais des petits bruits et je trouvais ça joyeux puisque je croyais que c'était des oiseaux...)

lundi 30 mai 2011

Projets de développement à Shelilanyili

Lorsque j'ai quitté Tamale pour me rendre à Shelilanyili, les deux heures de transport dans une route très difficile m'ont d'abord fait croire je j'allais passer une semaine au milieu de rien, dans un endroit ou peu de gens entrent ou ne sortent de la communauté. Je me suis cependant trompé, car deux fois par jour un autobus arrive de Tamale et repart pour Tamale.Il n'y a pas que les autobus qui se sont rendus dans ce village, mais aussi de nombreux "projets de développement". Je vais décrire ici quelques-uns.

Premièrement il y a les forages. Au total, il y en a trois dans la communauté et ils sont tous munis d'une pompe. À mon arrivée, ils étaient tous fonctionnels. Pendant mon séjour ils ont retiré le manche de l'une des pompes car elle fonctionnait moins bien que les autres. J'ai oublié le nom de l'ONG qui a fournit les puits. Cette même ONG est passée deux semaines avant mon séjour pour sensibiliser la communauté au fait que ce n'est pas hygiénique de faire boire les animaux au puits qui ont cependant des montages prévus pour fournir de l'eau aux animaux. Les troupeaux doivent maintenant faire plus de 30km par jour pour accéder à de l'eau. Je reparlerai plus en détails de ce problème dans un autre "post".


 
Deuxièmement, il y a l'école J.H.S. (Junior High School) qui est supportée par le Northern Region Poverty Reduction Program. J'ai eu la chance de passer une journée dans la classe de 2e. Dans cette école il y a 3 classes pour les 3 niveaux du J.H.S. La classe peut accueillir 16 élèves, mais lorsque j'y suis allé il n'y en avait que 11 de présents. Les professeurs croient que les autres devaient être resté à la maison pour travailler au champ, puisque c'est actuellement le temps de planter les semences. Chaque élève a son pupitre et les classes possèdent de grands tableaux noirs pour la craie. Les heures de cours sont de 8h00 à 14h00 (3 cours différents). Au retour de la première pause, des élèves recevaient des coup de bâtons sur les mains (les professeurs les "fouettaient" vraiment fort!). J'ai demandé pourquoi ils recevaient cette punition et ils m'ont répondus que c'est parce qu'ils étaient revenus en retard de la pause. Étant moi-même revenu en retard, j'ai posé la question à savoir si j'allais me faire frapper en rigolant, et heureusement j'ai été épargné! Il y a aussi une école primaire (6 niveaux). Tous les professeurs sont très jeunes.

La communauté a aussi eu un partenariat avec l'OIC pour le Grain Storage and Marketing Improvement Program. Un grand bâtiment a été construit pour que les membres du village puisse entreposer leurs récoltes sur de longues périodes, que ce soit pour la vente ou la consommation. Chaque maison possède aussi quelques greniers personnels.

Le Canada aussi est de la partie! Via le projet Community tree seedling nursery, EPA/CIDA/GEMP ont lancé la plantation de différentes espèces afin de reboiser l'environnement entourant la communauté. Un comité de gestion a été mis sur pied dans la communauté pour gérer cette plantation.




D'autres projets ont aussi eu lieu dans la communauté. Ce n'est donc pas surprenant que je me sois fait demandé à plusieurs reprises ce que j'allais faire pour aider la communauté...


Sheanut: petit mot, long procédé...

La semaine dernière, je suis allé vivre avec la communauté de Shelilanyili. Pendant 7 jours, j'ai tenté d'en apprendre le plus possible sur l'agriculture et les relations entre les différents membres du village. J'en ai aussi profité pour observer les différentes activités présentes, dont la fabrication d'huile à partir des sheanuts (noix de karité). Effectué par les femmes, c'est un processus très long et difficile.

La première étape consiste à cueillir le fruit. Les enfants se font un plaisir de monter très haut dans les arbres pour agiter les branches et en faire tomber les fruits. Si les fruits sont frais, les gens vont les manger, autrement il vont seulement en retirer le noyau. C'est un fruit qui est très bon au goût. Plusieurs femmes vont acheter les noix pour sauter l'étape de la cueillette.

Les noix sont ensuite bouillies pour en extraire un liquide semblable à du lait. Par la suite, les noix sont étendues au soleil pour être séchées, puis elle sont fracassées en petits morceaux.Le tout est ensuite placé sur le feu afin d'assécher au maximum le mélange. La prochaine étape ne se fait pas dans la communauté. Le mélange est envoyé dans le village voisin pour être transformé à l'aide d'une machine en un genre de beure foncé. Ce beure est ensuite mélangé à de l'eau bouillante, ce qui change la couleur et la texture. Finalement, le tout est placé sur le feu pendant environ deux heures, ce qui produira l'huile.
 



 

Du Burkina au Ghana

"...j'ai le regret de vous informer que vos placements au Burkina Faso sont tous annulés pour cette année..." À quelques jours de la semaine de formation à Toronto précédant le départ pour l'Afrique, c'est la nouvelle que l'équipe ERA de JFs du Burkina Faso a reçue. Heureusement, grâce aux efforts combinés des équipes du Burkina, du Malawi et du Ghana, une personne a été replacée au Malawi et trois autres au Ghana (dont moi!).

Je vais travailler dans la région du Nord autour de la ville de Tamale. Je joindrai dans les prochains jours l'équipe "Outreach" du projet ADVANCE qui est un projet géré par ACDI/VOCA et financé par USAID. Pour l'instant, mon travaille devrait être axé sur l'implication des radios dans le milieu agricole. Des émissions de radios destinées aux agriculteurs pourraient permettre de fournir des informations sur les bonnes pratiques agricoles en plus de fournir les tendances des prix du marché, ce qui aiderait les fermiers à obtenir un prix juste pour ce qu'ils vendent.